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Diagnostics et prospective

Optimiser l’arrosage des espaces verts pour réaliser des économies d’eau

Les espaces verts, parcs et jardins publics en milieu urbain ont de nombreux bénéfices en termes de biodiversité, de gestion des eaux pluviales et de bien-être des habitants. Ces espaces peuvent s’avérer très consommateurs en eau d’arrosage. Toutefois, des économies d’eau significatives peuvent être réalisées en optimisant le processus d’arrosage.

Crédits photos : Shutterstock

agir dans l'urgence

Contexte : chaque situation d’urgence a ses spécificités, ces propositions doivent être analysées et transposées en s’adaptant aux réalités de votre territoire

Description de la proposition

Dans quel cadre mettre en place la proposition ?

Chaque année entre 85 et 87 millions de mètre cube d’eau sont utilisés pour arroser les espaces verts publics. Il est estimé que l’eau potable constitue environ 91% de ce volume.[1]

Optimiser l’arrosage des espaces verts permet donc de réduire l’utilisation de l’eau potable et donc les prélèvements d’eau dans le milieu naturel. De plus, cela permet à la collectivité de réduire les charges liées à leur entretien. Cette démarche sera également l’occasion de s’intéresser à la capacité de la végétalisation à résister au changement climatique.

[1] CEREMA

 

En quoi consiste l’optimisation de l’arrosage ?

Quels sont les axes d’optimisation de l’arrosage ?

Le sol est un réservoir d’eau naturel, le volume de cette réserve varie en fonction de l’eau perdu par évaporation et par évapotranspiration des végétaux et en fonction des apports en eau (précipitations, eau remontant de la nappe par capillarité et arrosage).

Pour optimiser l’arrosage, on peut donc s’intéresser au bilan hydrique du sol et à la réserve facilement utilisable (RFU). La RFU correspond à la quantité d’eau retenue par le sol et à disposition des racines. Il faut donc maintenir une RFU suffisante pour le bien-être des plantes sans arroser en excès pour éviter les gâchis d’eau.

Plusieurs niveaux de solutions peuvent être envisagées en ce sens.

La RFU peut être calculée ou mesurée. Ainsi, il est possible d’envisager des systèmes relativement simples basés sur un calcul des besoins en eau des plantes et une optimisation de la programmation de l’arrosage. Ce type de système permet d’économiser 10 à 40% d’eau. D’autres systèmes, plus onéreux en investissement et en exploitation, permettent de mesurer fréquemment et précisément la teneur en eau du sol à l’aide de sondes pour automatiser l’arrosage. Les économies d’eau engendrées par ce type de système vont de 35 à 100%. En effet, ce type de dispositif permet d’arroser les plantes uniquement lorsqu’elles en ont besoin et avec un volume d’eau adéquat.

Au-delà de l’optimisation de l’arrosage, d’autres solutions peuvent être envisagées. En effet, il est possible de concevoir ou de faire évoluer les espaces verts pour qu’ils soient moins demandeurs en eau. Cela peut se faire par le choix de certaines espèces végétales et ou par les conditions de plantation.

Il peut notamment être intéressant de mettre en place une couverture artificielle du sol (bâche, copeaux, paillage, etc.) pour limiter le phénomène d’évaporation.

 

Comment définir une stratégie pour optimiser l’arrosage ?

Il convient tout d’abord de réaliser un inventaire du patrimoine d’espaces verts et un diagnostic des consommations d’eau. Pour cela, il faudra soit se reporter aux données issues des compteurs d’eau ou réaliser des estimations. Ce diagnostic pourra d’ailleurs faire apparaître la nécessité d’installer des compteurs sur certains équipements très consommateurs. En effet, la connaissance précise des consommations en eau est indispensable pour toute démarche d’optimisation.

L’analyse des données de comptage pourra notamment permettre d’identifier des fuites sur les équipements d’arrosage.

De plus, Il faudra s’intéresser aux pratiques des services en matière d’entretien des espaces verts.

Enfin, l’utilisation des espaces verts par les usagers et les besoins futurs devront être pris en compte.

Fort de ces données, il sera possible d’identifier les espaces verts les plus consommateurs en eau et de prioriser les efforts d’optimisation sur ces derniers. Il s’agira ensuite de choisir les solutions d’optimisation les plus adaptées au contexte local.

 

Quels sont les moyens à mettre en place pour déployer cette proposition ? 

De nombreux acteurs internes ou externes à la collectivité seront impliqués dans la démarche d’optimisation de l’arrosage des espaces verts.

Au sein de la collectivité, il est indispensable d’impliquer les élus et de désigner un élu référent au lancement de la démarche. Il faudra également désigner un chargé de mission animant la démarche et assurant le liant entre les différents services concernés.

Le milieu associatif, les établissements scolaires, transports publics, etc. pourront être associés à cette démarche si cela est pertinent.

Il faudra également impliquer le personnel du service espace vert dans la démarche. Il s’agira notamment de les sensibiliser à l’intérêt de la démarche et de mettre à profit leur connaissance du terrain.

Enfin, il est important de communiquer sur ce type de démarche pour sensibiliser les usagers à l’importance des économies d’eau.

 

Comment procéder ? 

Etape 1 : Cadrer le projet, identifier les espaces verts, mobiliser les services et impliquer les élus

Etape 2 : Diagnostics des consommations et des équipements, analyse des usages et besoin futurs

Etape 3 : Hiérarchiser les postes de consommation à optimiser

Etape 4 : Mettre en œuvre les actions d’optimisation, former les agents, communiquer auprès des abonnés.

Etape 5 : Identifier les financements éventuels auxquels votre territoire peut prétendre pour la mise en place de la proposition

Etape 6 : Assurer un suivi de la démarche via des indicateurs de performance

 

Comment mesurer la réussite de la proposition ?

  • Volume d’eau potable par rapport à l’état de référence (m3)
  • Temps de retour sur investissement de chaque action
Crédits photos : Shutterstock

Quelques données clés sur le projet

Outils de calcul des besoins en eau des plantes et l'optimisation de la programmation de l’arrosage

10 à 40% d'économie d'eau

Systèmes de sondes mesurant la teneur en eau du sol

35% à 100% d'économie d'eau

Proposition applicable pour les collectivités suivantes

Urbain Applicable

Péri-Urbain Applicable

Rural Applicable

Montagne Applicable

Littoral Applicable

.

Auteur du contenu

Watura

Watura est un organisme de formation certifié Qualiopi au titre de ses actions de formation (art. L6313-1 – 1°).

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