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Réhabiliter les mares et les étangs pour préserver la biodiversité locale

Les mares et les étangs, véritables havres de biodiversité, constituent aussi des îlots de fraîcheurs et un moyen de lutte contre le ruissellement. Leur réhabilitation et leur protection après des décennies de destruction sont aujourd’hui nécessaires.

Crédits photos : Shutterstock

agir dans l'urgence

Contexte : chaque situation d’urgence a ses spécificités, ces propositions doivent être analysées et transposées en s’adaptant aux réalités de votre territoire

Description de la proposition

Pourquoi réhabiliter les mares et les étangs ?

Les zones humides, et en particulier les mares et étangs, jouent un rôle majeur pour l’équilibre des écosystèmes naturels. Pourtant, on estime qu’à l’échelle mondiale, elles disparaissent trois fois plus rapidement que les forêts [1]. En France, leur superficie aurait été réduite de 64 % au cours du siècle dernier [2]. Étalement urbain, artificialisation des sols, agriculture intensive, détournement des cours d’eau, dérèglement climatique ou même esthétisme : les causes des destructions de mares et étangs sont nombreuses.

En parallèle, on assiste à un effondrement généralisé de la biodiversité : 68 % des populations de vertébrés ont disparu entre 1970 et 2016 [3]. 40 % des insectes sont en déclin et 41 % des amphibiens risquent de disparaître à brève échéance. La première cause de disparition de ces espèces n’est autre que la destruction de leurs habitats naturels (30 % des impacts).

De plus en plus de territoires sont touchés par des inondations ou des problématiques importantes de ruissellement. La pollution des eaux de surface, notamment dans les cours d’eau, ne diminue toujours pas assez rapidement.

Enfin, avec le dérèglement climatique, les zones urbanisées surchauffent et les populations réclament légitimement plus d’îlots de fraîcheur. Les mares et étangs, longtemps décriés, font aujourd’hui leur grand retour dans les territoires. Ces écosystèmes constituent des solutions parmi d’autres pour soutenir la biodiversité, lutter contre le ruissellement, la pollution et la chaleur urbaine.

 

Dans quel cadre réhabiliter les mares et les étangs ?

Entamer la réhabilitation des mares et étangs, c’est avant tout s’immerger dans une démarche de redécouverte des ressources naturelles locales. Cela commence par la consultation d’experts environnementaux qui sauront évaluer l’état initial du territoire. Leur diagnostic pourra mettre en lumière des problématiques telles que la pollution de l’eau par des substances chimiques, la présence invasive d’espèces étrangères qui perturbent l’écosystème local, des secteurs sujets aux inondations, les corridors écologiques, etc. Il est également possible d’étudier les anciennes données cadastrales pour retrouver l’emplacement de mares et d’étangs sur les territoires.

Réhabiliter, c’est aussi penser l’aménagement des abords de ces zones humides où l’Homme et la nature pourront coexister : par exemple, avec des berges équipées de bancs et des sentiers pédagogiques ; mais aussi avec des zones de refuges pour la faune, en encourageant par exemple la croissance de plantes indigènes favorables aux insectes et aux oiseaux locaux.

Maintenir un étang ou une mare en bonne santé, c’est d’abord le protéger de toutes les pollutions : les déchets par l’éducation des populations et la mise à disposition de suffisamment de poubelles ; les pesticides par la création d’espaces tampons entre les cultures et les zones humides ; les rejets industriels et les autres pollutions par un contrôle régulier de la qualité de l’eau.

Au-delà de l’entretien physique des lieux, le maintien en santé des mares et étangs passera aussi par des initiatives d’éducation, de sensibilisation et de communication.

 

Quel est l’intérêt de réhabiliter les mares et les étangs ?

En qualité de zones humides, les mares et étangs sont des acteurs incontournables de la préservation des équilibres écologiques. Véritables écosystèmes à part entière, ils abritent une faune et une flore considérables et contribuent à la sauvegarde de la biodiversité locale.

En parallèle, les marais et étangs jouent un rôle non négligeable dans la régulation des crues. En absorbant les surplus d’eau en période de pluies intenses, ils évitent que les zones résidentielles avoisinantes ne soient submergées, protégeant habitations et infrastructures. L’eau ainsi stockée peut devenir une réserve pour les périodes plus sèches.

Ces écosystèmes offrent également une réponse naturelle à l’épuration des eaux de surface, en contribuant à filtrer et purifier l’eau à travers un réseau complexe de plantes et de micro-organismes.

Enfin, ces espaces naturels se révèlent être des îlots de fraîcheur lors des fortes chaleurs, et des lieux de détente pour les riverains.

 

Quels sont les moyens à mettre en oeuvre ?

Les collectivités volontaires devront avant tout investir dans la formation et le renforcement des compétences des équipes chargées des espaces verts et de la biodiversité. Il sera judicieux de solliciter l’expertise de professionnels de la protection de l’environnement, notamment des écologues et des hydrologues, pour garantir une approche scientifiquement fondée et respectueuse de l’écosystème local.

La technologie peut aussi être mise à contribution, par exemple à travers l’utilisation de logiciels spécifiques pour la cartographie et le suivi des zones humides (débits/niveaux, taux d’oxygène, température…). Ces outils permettront d’avoir une vision claire et précise de l’état des lieux et de suivre l’évolution des actions menées.

Le dialogue est un autre pilier central de cette démarche. Il est crucial de créer une synergie entre les divers acteurs impliqués, y compris les résidents qui peuvent apporter une précieuse contribution à travers leur connaissance du territoire et leur engagement citoyen. Des ateliers et des réunions pourront être organisés pour favoriser les échanges et co-construire le projet avec les habitants.

 

Comment procéder ?

  • Étape 1 — Établissement du diagnostic initial

Durant le premier trimestre, il est nécessaire de se concentrer sur l’identification des zones à réhabiliter, en collaboration avec des experts et en tenant compte des retours des habitants.

  • Étape 2 — Formation et montée en compétence

Au second trimestre, il est conseillé de planifier des formations pour les équipes en charge du projet, afin de les doter des compétences nécessaires pour une mise en œuvre réussie.

  • Étape 3 — Conception du projet

Au troisième trimestre, avec toutes les données en main et une équipe formée, la conception du projet pourra débuter et les actions concrètes à mener devront être définies.

  • Étape 4 — Recherche de financements

En parallèle de la conception, il faudra entamer la recherche de financements, en explorant diverses pistes : subventions, partenariats, mécénat…

  • Étape 5 — Lancement des travaux

Au début de la deuxième année, les travaux de réhabilitation pourront être lancés, en supervisant étroitement leur progression pour garantir le respect des objectifs environnementaux et budgétaires.

  • Étape 6 — Suivi et ajustements

Tout au long de la mise en œuvre, il faudra mettre en place un suivi rigoureux du projet, permettant des ajustements en temps réel pour assurer le succès de l’initiative.

 

Comment mesurer la réussite de la proposition ?

La réussite de cette action peut être mesurée via 3 indicateurs :

  • La qualité de l’eau : paramètres physico-chimiques, présence de polluants.
  • La biodiversité : suivi de l’évolution des espèces présentes.
  • La fréquentation des lieux : comptabilisation des visiteurs et recueil de leurs avis

 

[1] https://www.nationalgeographic.fr/environnement/environnement-quelles-sont-les-menaces-qui-pesent-sur-les-zones-humides

[2] https://www.ecologie.gouv.fr/lancement-du-plan-national-milieux-humides-2022-2026

[3] https://www.ofb.gouv.fr/pourquoi-parler-de-biodiversite/la-biodiversite-en-danger

Crédits photos : Shutterstock

Quelques données clés sur le projet

Nombre de mares

+ de 1 million de mares en France soit 22 mares pour 100km2

Part des espèces qui dépendent des mares et des étangs

30% des espèces végétales et 40% des espèces animales dépendent directement ou indirectement des mares et étangs en France

Volume de zones humides qui ont disparu

Environ 50% des zones humides ont disparu en France entre 1960 et 1990

Proposition applicable pour les collectivités suivantes

Urbain Applicable

Péri-Urbain Applicable

Rural Applicable

Montagne Applicable

Littoral Applicable

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Auteur du contenu

POSITIVR

POSITIVR est un média pure-player qui met en lumière des initiatives, des causes, des innovations, des artistes et des actualités inspirantes et positives

Je m’inspire avec les retours d’expériences d’autres collectivités sur cette proposition

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