Gestion des milieux aquatiques
Cours d'eau, zones humides, forêts alluviales : les milieux aquatiques rendent des services essentiels à nos territoires. Découvrez dans ce parcours thématique les repères, les leviers d'action et les ressources pour gérer et préserver ces milieux
De quoi parle-t-on ?
La gestion des milieux aquatiques (GEMA) constitue le premier volet de la compétence GEMAPI, obligatoire pour le bloc intercommunal depuis 2018. Elle couvre l'aménagement des bassins hydrographiques, l'entretien et la restauration des cours d'eau, la protection des zones humides et des formations boisées riveraines. Ces milieux rendent des services écosystémiques majeurs : régulation des crues, épuration de l'eau, maintien de la biodiversité et stockage du carbone. Pourtant, les pressions liées à l'urbanisation, à l'agriculture intensive et aux obstacles à la continuité écologique les fragilisent. Pour répondre à ces défis, les intercommunalités exercent cette compétence directement ou la confient à des structures de bassin spécialisées.
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Entretenir et restaurer les cours d'eau
Réaliser ou financer les travaux d'entretien du lit et des berges, supprimer les embâcles et restaurer la morphologie des cours d'eau pour retrouver leur fonctionnalité naturelle
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Préserver et restaurer les zones humides
Inventorier les zones humides, les intégrer dans les documents d'urbanisme et programmer les travaux de restauration en lien avec les agences de l'eau et les propriétaires fonciers
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Rétablir la continuité écologique
Supprimer ou aménager les obstacles à l'écoulement (seuils, barrages obsolètes) pour permettre la libre circulation des espèces aquatiques et le transit sédimentaire
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Financer la gestion des milieux
Mobiliser la taxe GEMAPI (plafonnée à 40 €/habitant), les aides des agences de l'eau et les fonds européens pour financer les travaux d'entretien, restauration et études de bassin
Chiffres clés
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Le cadre réglementaire
La gestion des milieux aquatiques est le premier volet de la compétence GEMAPI, instaurée par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 et la loi NOTRe du 7 août 2015. Elle est confiée obligatoirement au bloc intercommunal. L'article L211-7 du code de l'environnement liste les missions relevant de la GEMA : aménagement d'un bassin hydrographique, entretien et aménagement de cours d'eau, protection et restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides, ainsi que des formations boisées riveraines. L'intercommunalité peut lever une taxe facultative plafonnée à 40 euros par habitant pour financer l'exercice de ces missions.
La restauration de la continuité écologique s'impose dans le cadre de la directive-cadre sur l'eau (directive 2000/60/CE) et du règlement européen pour la restauration de la nature (règlement (UE) 2024/1991), qui fixe un objectif de restauration de 25 000 km de cours d'eau à écoulement libre en Europe d'ici 2030. En France, les obstacles à l'écoulement sont recensés dans le référentiel national des obstacles à l'écoulement (ROE), géré par l'OFB. Les zones humides bénéficient d'une protection spécifique au titre du 4e plan national d'action milieux humides 2022-2026, qui mobilise au moins 325 millions d'euros sur la période.
Questions fréquemment associées à Gestion des milieux aquatiques
- L'entretien d'un cours d'eau vise à maintenir son lit, ses berges et ses ouvrages en bon état. Il comprend le débroussaillage des berges, l'enlèvement des embâcles, la gestion de la végétation et, si nécessaire, des travaux de restauration de la morphologie du cours d'eau. L'intercommunalité compétente programme ces travaux, souvent en lien avec les syndicats de rivière et les agences de l'eau qui les cofinancent
- Les seuils et barrages fragmentent les cours d'eau et empêchent la migration des espèces aquatiques comme le saumon ou l'anguille. Ils perturbent aussi le transit des sédiments et l'hydromorphologie des rivières. La suppression ou l'aménagement de ces obstacles (passes à poissons, effacement) restaure le fonctionnement naturel du cours d'eau et améliore son état écologique, conformément aux objectifs de la directive-cadre sur l'eau
- Les zones humides jouent un rôle de filtre naturel en retenant les polluants, un rôle de tampon hydraulique en écrêtant les crues et en soutenant les étiages, et un rôle de réservoir de biodiversité. Leur préservation et leur restauration constituent un levier essentiel pour la collectivité, à la fois pour la qualité de l'eau et pour la résilience du territoire face au changement climatique
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