Chaumont-sur-Tharonne (41) : deux forages interconnectés valent mieux qu’un
Faute de pouvoir réaliser l’interconnexion de l’approvisionnement en eau potable avec d’autres communes trop éloignées, le village de Chaumont-sur-Tharonne a opté en 2012 pour la réalisation d’un deuxième forage qui fonctionne en alternance avec le premier, plus ancien. Plus récemment, des travaux complémentaires ont permis de raccorder le deuxième forage au réservoir et au réseau de distribution de la commune ainsi qu’à l’unité de traitement. L’ensemble fonctionne de façon coordonnée et répond aux exigences du schéma départemental d’approvisionnement en eau potable établi par le Conseil départemental du Loir-et-Cher.
La consultation des services spécialisés a permis de structurer le projet et de prendre les bonnes décisions.
L'interview
Comment le sujet de l'interconnexion des réseaux s’est-il imposé à l’agenda de votre collectivité ?
Elaboré en 2012, le schéma départemental en eau potable de Loir-et-Cher a défini les priorités d’équipements à réaliser pour la sécurisation des approvisionnements de la ressource en eau dans les communes. Ne disposant que d’un forage unique et vieillissant, le village de Chaumont-sur-Tharonne était directement concerné. Or la solution habituelle d’interconnexion des réseaux avec une commune voisine n’était pas envisageable en raison des distances et de la faible densité de population, Un premier appel d’offre a été lancé en 2012 pour créer un nouveau forage. En 2021, un second appel d’offres a concerné le couplage du nouveau forage à l’unité de traitement, au réservoir et au réseau de distribution avec alternance de fonctionnement entre les deux forages.
Quelles sont les sources d’inspiration que vous avez suivies pour vous faire une idée de ce projet ?
La consultation des services départementaux de l’eau, des services de la Préfecture, de notre délégataire en gestion de l’eau, d’une entreprise spécialisée en maîtrise d’œuvre a permis de structurer le projet et de prendre les décisions adéquates.
Est-ce qu’une étude de faisabilité et/ou d’impact a été réalisée sur ce projet ?
Oui, lors de la première étape pour déterminer le point de prélèvement de la ressource, les caractéristiques hydrogéologiques, les capacités de pompage.
Concernant les compétences, quelles sont les principaux sujets à maîtriser avant de se lancer dans ce projet ?
La réalisation et la conduite d’un projet de cette nature nécessitent de maîtriser de multiples domaines concernant la réglementation pour les aspects juridiques, la structuration de projets pour l’ingénierie, et d’avoir une bonne connaissance des programmes départementaux et régionaux de gestion de l’eau. Tout cela en mettant en parallèle les capacités financières de la commune.
Lors des phases de diagnostic et de planification, comment la collectivité a-t-elle assuré le bon dimensionnement du projet et l’adhésion des citoyens ?
Le dimensionnement a été déterminé par la pré-étude de faisabilité. Les informations relatives au projet ont été publiées dans les bulletins municipaux au fur et à mesure des avancées.
Comment la collectivité a-t-elle financé ce projet et quelles sont les aides sollicitées/obtenues ?
Le budget total des investissements de la phase d’interconnexion réalisée en 2020 s’élève à 143 716,00 €. Il a été financé de la manière suivante :
- 28 318,00 € par le Conseil départemental du Loir-et-Cher
- 30 465,00 € par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne
- 84 933,00 € via un Aqua Prêt accordé par la Banque des Territoires
Quels sont les autres acteurs qui ont accompagné la collectivité dans la préparation et la réalisation de ce projet ?
- Délégataire : SAUR
- Bureau d’étude : SAFEGE-SUEZ
- Le service hydrogéologie du BRGM
- Les services du Conseil Départemental du Loir-et-Cher et de l’Etat