Piloter, observer, prédire : les solutions Aquasys au service des acteurs de l’eau dans les Pays-de-la-Loire
En région Pays de la Loire, Vendée Eau, le GIP Loire Estuaire ou encore les départements de la Sarthe et du Maine-et-Loire ont choisi les solutions d’Aquasys pour constituer leurs bases de connaissances, et se donner une vision globale facilitant l’analyse et la prise de décision.
L’outil s’adapte selon les enjeux de chaque usage de l’eau : la production d’eau potable, la gestion de bassin versant, la prévention des risques inondation ou sécheresse et tout autre enjeu de gestion de l’eau nécessitant la compilation et l’analyse d’un grand nombre de données.




Entretien avec Stéphane Barthon et David Walsh
Ce projet est présenté par :
- Stéphane Barthon, dirigeant fondateur d'Aquasys
- David Walsh, directeur commercial d'Aquasys
Parole d'entreprise
Afin de compléter votre sourcing opérationnel, aquagir part à la rencontre des entreprises qui ont accompagné vos pairs lors de leur passage à l'action
Pouvez-vous nous décrire le projet de Vendée Eau pour sa gestion de l’eau potable ?
Vendée Eau est l’opérateur public départemental pour la production et distribution de l’eau potable, la protection de la ressource en eau, ainsi que l’assainissement collectif sur une partie du territoire. En 2019, Vendée Eau avait besoin de centraliser toutes ses données concernant la qualité et la conformité sanitaire de l’eau dans un seul outil, qu’il s’agisse d’eau brute ou d’eau potable, des ressources exploitées ou non.
Comment la collectivité s’est-elle adressée à vous ?
Il s’agissait d’un appel d’offres.
Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne votre solution dans ce type de projet ?
L’outil développé pour Vendée Eau intègre à la fois des données d’autocontrôle (du point de captage jusqu’au robinet) et les données open data des acteurs publics (suivi sanitaire de l’ARS, niveau des nappes par le BRGM, données Vigicrues…). Et s’agissant d’autocontrôle, on parle aussi bien des données de la collectivité que de ses délégataires, qui travaillent avec des logiciels différents et produisent des données sous de multiples formats. L’objectif indirect est aussi de redonner la main au maître d’ouvrage sur l’ensemble de ses données afin de ne pas perdre la mémoire du service en cas de changement d’exploitant. Cela peut modifier les process de la collectivité. Par exemple, Vendée Eau a demandé des analyses plus précises aux laboratoires des exploitants.
Nous avons déployé l’outil en plusieurs étapes. La priorité était le suivi qualité des captages d’eau brute et de l’eau potable distribuée. Depuis, la collectivité commence à s’intéresser aux autres fonctionnalités de l’outil Aquasys, notamment sur le niveau des nappes et les débits des cours d’eau, la pluviométrie… pour mieux suivre les ressources et sécuriser la prise de décision. Ainsi, l’outil constitue la mémoire du service mais peut aussi servir de projection à court et moyen termes.
Comment expliquez-vous votre solution à un profane et la valeur qu’elle apporte ?
Stéphane Barthon : Notre métier est l’intégration et le traitement des données. Nous développons une suite complète d’outils numériques pour gérer toutes les informations liées à la gestion de l’eau : ressource en eau, qualité et quantité, météo, prélèvements et autres activités anthropiques (agricoles et industrielles). Pour les collectivités, c’est une aide à l’analyse de la situation et à la décision. Notre solution utilise le référentiel Sandre (Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau), qui est piloté par l'Office français de la biodiversité.
David Walsh : Toutes les collectivités disposent des données nécessaires pour la gestion quotidienne de leurs activités, mais beaucoup ne les capitalisent pas encore. Or la capitalisation des données est une aide au pilotage. Cela peut nourrir le plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE), dont les premières échéances sont 2027 et 2029. Par exemple, disposer d’un historique des taux de pesticides dans les captages permet d’anticiper les pics liés aux travaux agricoles et d’ajuster préventivement les niveaux de traitement, avant même de disposer des analyses qui prennent plusieurs jours. C’est un gain direct de sécurité pour la conformité de l’eau.
Quels sont les principaux prérequis à maîtriser avant de se lancer dans un tel projet ?
Stéphane Barthon : Il n’y a pas vraiment de prérequis. Notre outil est adaptable en fonction des ressources internes de la collectivité. Un EPCI peut se créer un outil de suivi qui compile seulement les données publiques de son territoire. Cette première étape permet de se familiariser avec l’outil et de s’acculturer à l’acquisition de données. Pour aller plus loin, il faut passer du temps à identifier tous les flux d’informations que produit la collectivité. Nous pouvons alors l’accompagner à mettre en place les process de recueil des données. Nous pouvons aussi l’aider à organiser ces données, les stocker et les ouvrir, c’est-à-dire les mettre à disposition du public. C’est le cas par exemple pour le GIP Loire Estuaire qui met à disposition sur son site internet le suivi de la hauteur d’eau, des températures, de la salinité, de la turbidité, etc.
Concernant les compétences, ce sont les techniciens ou ingénieurs qui utilisent l’outil au quotidien et analysent les données. Mais nous pouvons aussi créer une interface simplifiée à destination des élus par exemple. La force de notre solution est que les tableaux de bord sont conçus et améliorés en fonction des besoins exprimés par les utilisateurs.
Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à une collectivité qui souhaiterait réaliser ce type de projet ?
Stéphane Barthon : L’exploitant, qu’il soit public ou privé, est le premier acteur à embarquer, parce qu’il produit les données. La collectivité peut veiller dans ses contrats de délégation à ce que les données produites soient conformes au référentiel Sandre. On crée ensuite la routine quotidienne de récupération : soit l’exploitant les dépose lui-même dans notre outil, soit on les extrait automatiquement de leur système.
Avez-vous des résultats concrets à fournir sur le projet ?
David Walsh : Vendée Eau dispose maintenant de l’outil de suivi de ses ressources en eau qui lui permet de s’ajuster en fonction des indicateurs. L’intérêt est bien sûr de repérer les incidents critiques, mais aussi de détecter des problèmes récurrents sur la durée.
Stéphane Barthon : Autre exemple, le département de Maine-et-Loire a mis en place son Observatoire de l’eau eau.maine-et-loire.fr en 2011 avec nos outils. L’objectif était de suivre les ressources les plus fragiles en quantité. Chaque année, l’Observatoire organise une rencontre des acteurs locaux autour de ces indicateurs d’étiage. Cela leur donne la vue dont ils ont besoin pour travailler sur l’interconnexion des réseaux et sécuriser l’alimentation en eau.
Plus largement, quelle est l’actualité de votre société sur la thématique des projets eau ?
Stéphane Barthon : Nous développons une IA prédictive pour anticiper les risques hydriques. Le cas d’usage que nous avons le plus travaillé, car il correspondait aux priorités des territoires avant 2022, est le risque inondation. Vigicrues suit des milliers de points depuis des décennies, la matière est là. Nous avons aussi développé une solution robuste pour les prédictions de débit à l’étiage. Il s’agit de toute façon de faciliter la décision dans l’incertain. Notre R&D est axé sur l’IA en hydrologie depuis 2017 et nous avons maintenant sur ce sujet un laboratoire commun avec l’Université Gustave Eiffel (aiqua.fr), subventionné par l’ANR jusqu’à fin 2029.
D’après votre expérience, quelle est la durée moyenne de ce type de projet ?
Stéphane Barthon : Pour une collectivité qui veut suivre les données publiques de son territoire, nous pouvons mettre en place une solution en très peu de temps, de quelques semaines à quelques mois. Un tel outil intègre l’historique de toutes les données existantes et la routine quotidienne d’import des nouvelles données. Cela permet par exemple de contrôler sur un seul écran le risque inondation sur le territoire.
Autre exemple de projet plus conséquent : le département de la Sarthe prépare la création d’un Observatoire en intégrant toutes ses données patrimoniales (descriptifs des ouvrages et réseaux). La première année, nous les avons accompagnés dans la digitalisation de leurs données. En 2026, c’est le lancement de l’Observatoire. À partir de la troisième année, l’historique ainsi constitué permettra de se doter d’indicateurs prévisionnels.
Profitez d’une offre de financement des projets en faveur de l’environnement : gestion de l’eau, etc.
Le projet en détails
Dates clés
2006
2017
2019
2024
Chiffres clés
4
1
700
À retenir
Une collectivité peut tester une solution légère sur un ou deux ans, c’est-à-dire un outil de suivi des données ouvertes du territoire. Cela ne nécessite généralement pas de passer un marché
Pour le suivi qualité en eau potable, la bonne échelle de mise en place est un EPCI. Cela lui donne un outil de gestion commun avec les collectivités voisines, l’ARS et le Département
Il faut passer du temps à recenser tous les flux de données et parfois modifier les process de la collectivité pour produire les informations dans un format adapté pour la bancarisation
Ressources
#France2030 | Optimiser l’irrigation grâce à l’intelligence artificielle en Loire-Atlantique ! 🌊
Post Linkedin de la Préfecture de la région Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique
Les acteurs de la filière eau impliqués dans ce projet
En savoir plus sur Aquasys
utilisateurs
Données de contact
Les autres projets - Gouvernance, diagnostics ou prospective
Piloter, observer, prédire : les solutions Aquasys au service des acteurs de l’eau dans les Pays-de-la-Loire
Nouvelle gouvernance pour la préservation de la ressource en eau souterraine de la Sainte-Baume (83)
À Bordeaux (33), un îlot de chaleur majeur converti en espace végétal
