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À Pontonx-sur-l’Adour (40), la restauration de la continuité écologique entre l’Adour et le ruisseau de la Gaube

Dans les Landes, à Pontonx-sur-l’Adour à la confluence du ruisseau de la Gaube qui se jette dans l’Adour, on retrouve un vannage n’ayant plus d’usage et en ruine. Celui-ci a été identifié pour être effacé et permettre ainsi la restauration de la continuité écologique. À l’origine, cet ouvrage servait à irriguer les cultures par submersion des parcelles en amont. Il représentait un obstacle pour la continuité écologique (circulation des poissons et des sédiments). Après concertation avec le propriétaire, le démantèlement de l’ouvrage et de ses fondations a été convenu. Le parti pris a été de démonter la crémaillère et les fondations puis dans un second temps de laisser le cours d’eau recréer son profil d’équilibre grâce à sa dynamique naturelle.

Entretien avec Christian Ducos, maire de Souprosse, vice-président de la Communauté de communes du Pays Tarusate et président du Syndicat Adour Midouze

Parole de collectivité
Christian DUCOS - Crédits photo : Syndicat Adour Midouze
Gestion des milieux aquatiques
Pontonx-sur-l’Adour

Ce projet est porté par :

  • Christian DUCOS, maire de Souprosse, vice-président de la Communauté de communes du Pays Tarusate et président du Syndicat Adour Midouze

 

Parole de collectivité

Afin de vous permettre de mieux appréhender la mise en place des projets de gestion de l’eau sur votre territoire, aquagir part à la rencontre d’élus et de porteurs de projets qui sont passés à l’action

Comment le sujet de la restauration de la continuité écologique s’est-il imposé à l’agenda de votre syndicat ?

Le syndicat de rivière a fait un diagnostic, on peut appeler cela un diagnostic du territoire découlant sur une stratégie de gestion des cours d’eau définie à l’échelle du bassin versant dont le rétablissement de la continuité écologique sur certains ouvrages. C’est dans ce cadre-là de rétablissement de la continuité écologique que la proposition de démantèlement du seuil a été faite au propriétaire.

 

Quelles sont les sources d’inspiration que vous avez suivies pour vous faire une idée de ce projet de restauration de la continuité écologique ?

C’est l’état des lieux réalisé par un bureau d’études spécialisé qui nous donne les travaux qu’il faudrait réaliser sur la durée du programme pour l’aménagement et la gestion qui est de 5 ans et qui en général se décale sur sept ans. C’est à partir de là que l’on décide les travaux qui sont à faire, c’est notre feuille de route.

 

Une étude d’impact ou de faisabilité a été menée pour ce projet ?

Automatiquement. C’est obligatoire. On ne peut rien faire sans cette étape, elle est incontournable. Le syndicat est toujours en lien avec les services de l’État la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) et l’OFB (Office Français de la Biodiversité). Ils ont été associés à l’élaboration de notre programme pluriannuel et ils sont consultés avant chaque démarrage de travaux.

 

Concernant les compétences, quelles sont les principaux sujets à maîtriser avant de se lancer dans ce projet ?

Il y a tout d’abord l’état des lieux. Le constat par un bureau d’études spécialisées de tout ce qu’il faudrait faire sur les cours d’eau principaux et sur les cours d’eau secondaires. Ensuite il faut faire un programme puisque nous n’avons pas le financement pour faire tout cela d’un seul coup. Donc on échelonne dans le temps.

 

Lors des phases de diagnostic et de planification, comment la collectivité a-t-elle assuré le bon dimensionnement du projet et l’adhésion des citoyens ?

Lors de la phase d’élaboration, des concertations ont d’abord eu lieu avec les élus locaux pour définir les enjeux et objectifs associés.  Suite à cela, des réunions publiques ont été organisées par le syndicat à l’attention des propriétaires concernés par ce type d’opération. Et pour finir, une phase d’enquête publique a été obligatoire dans le cadre de la procédure réglementaire.

L’adhésion des citoyens dans ce cas, c’est le propriétaire qui au final décide mais le syndicat fonctionne avec des délégués par commune. On a 112 communes sur le syndicat, on a des délégués ou des référents. On a créé des comités territoriaux ou tous sont invités, on présente les travaux, on les modifie si nécessaire. Dans ce cas précis, tout le monde était d’accord.

 

Comment le syndicat a-t-il financé ce projet et quelles sont les aides sollicitées/obtenues ?

Sur ces projets ce sont trois financeurs :

  • l’Agence de l’eau qui intervient à 30%
  • le Département des Landes 30%
  • la Région Nouvelle Aquitaine  20 %

 

Quels sont les autres acteurs qui ont accompagné le Syndicat Adour Midouze dans la préparation et la réalisation de ce projet ?

  • La Fédération des Landes pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
  • Le Département des Landes
  • L’Office français de la biodiversité,
  • La DDTM
  • CPIE du Seignanx : animateurs du site Natura 2000 des Barthes
  • ECCEL Environnement : le bureau d’étude dans l’élaboration initiale.
  • SARL SCOP EGAN Aquitaine qui a réalisé les travaux

 

Le projet en détails

Dates clés

2016

Diagnostic et planification

2017-2018

Mise à l'agenda et inspiration

2017

Montée en compétences

Juin 2021

Réalisation

Chiffres clés

15 000 € HT
Coût du projet
3,5 mètres de chute supprimée entre l’ancien ouvrage et l’Adour
Chute supprimée
2 semaines
Durée des travaux

Résultats

  • L’usage antérieur n’ayant plus lieu d’être on redonne à la nature son aspect initial. On retourne à ce que c’était à l’origine.

A retenir

Dossier exemplaire au niveau environnemental puisque l’on part d’un obstacle fort à la continuité écologique situé à la confluence avec l’Adour et on améliore cette continuité

Aucun point négatif parce que le coût de l’opération n’est pas abusif.

Ressources

https://adourmidouze.fr/restauration-de-la-continuite-ecologique-sur-le-ruisseau-de-la-gaube-a-pontonx-sur-ladour/

En savoir plus sur le syndicat de rivière Adour Midouze (SAM)

Nombre de communes membres

112

Nombre d'EPCI

11

Données de contact

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