Edition 2026 de l’étude de la commande publique pour éclairer les tendances d’investissement dans le secteur de l’eau
Pour mieux cerner les dynamiques d’investissement des collectivités dans le domaine de l’eau (nouvelle fenêtre), la Banque des Territoires avait publié une étude approfondie fondée sur l’analyse de la commande publique en 2025. Elle publie aujourd’hui la mise à jour de cette étude, intégrant les données du second semestre 2024 et de l’année 2025 dans […]
Contenu proposé par la Banque des Territoires
Créée en 2018, la Banque des Territoires est un des cinq métiers de la Caisse des Dépôts. Elle rassemble dans une même structure les expertises internes à destination des territoires. Porte d’entrée client unique, elle propose des solutions sur mesure de conseil et de financement en prêts et en investissement pour répondre aux besoins des collectivités locales, des organismes de logement social, des entreprises publiques locales et des professions juridiques.
Pour mieux cerner les dynamiques d’investissement des collectivités dans le domaine de l’eau (nouvelle fenêtre), la Banque des Territoires avait publié une étude approfondie fondée sur l’analyse de la commande publique en 2025. Elle publie aujourd’hui la mise à jour de cette étude, intégrant les données du second semestre 2024 et de l’année 2025 dans son analyse. En s’appuyant sur le recensement et la modélisation des consultations publiques liées aux projets du cycle de l’eau depuis 2019, cette étude met en lumière les grandes tendances d’investissement dans ce secteur essentiel.
Des investissements stables mais insuffisants
Entre 2019 et 2025, les montants engagés via les marchés publics se maintiennent autour de 4,7 milliards d’euros par an, atteignant 7 milliards si l’on inclut les délégations de service public (DSP). Cette stabilité contraste avec les besoins identifiés par le Cercle Français de l’Eau[1], qui estime le déficit annuel d’investissement à 13 milliards d’euros.
Le petit cycle de l’eau (eau potable et assainissement) domine largement, représentant environ 80 % des montants engagés. Le secteur reste néanmoins très morcelé : 85 % des marchés publics sont inférieurs à 500 000 €, traduisant une forte dispersion des maîtres d’ouvrage.
Des disparités territoriales marquées
L’étude révèle une polarisation géographique des investissements. Les projets du petit cycle sont principalement portés par des EPCI, syndicats mixtes et régies urbaines, situés dans des départements à forte capacité d’investissement. À l’inverse, les projets du grand cycle (gestion des eaux pluviales, milieux aquatiques, prévention des inondations) se concentrent dans les zones les plus exposées aux risques climatiques : littoraux, outre-mer et vallées fluviales (Gironde, Hérault, Nord, Pas-de-Calais, Loiret…).
Une montée en puissance de l’ingénierie
Enfin, l’étude observe une augmentation des marchés de prestations intellectuelles, notamment en ingénierie et maîtrise d’œuvre. Cette tendance reflète un besoin croissant d’accompagnement pour initier les projets.
Consultez l'étude de la Banque des Territoires sur l'analyse de la commande publique sur l’eau (lien externe, nouvelle fenêtre)
[1] Etude Panorama du financement global de la politique de l’eau en France métropolitaine, Cercle Français de l’eau, 2024.
[2] « Les collectivités sur le chemin de l’engagement », Observatoire de la transformation écologique, Banque des Territoires, mars 2025.