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Créer des espaces verts moins gourmands en eau pour réduire la consommation de la ressource

Face à l’urgence climatique, réduire la consommation d’eau dans les espaces verts devient primordial. De plus en plus de collectivités font face au problème avec détermination en créant des jardins, parcs et espaces plus résilients.

Crédits photos : Unsplash

Description détaillée de la proposition

Pourquoi créer des espaces verts moins gourmands en eau ?

L’eau est notre ressource la plus précieuse, mais sa disponibilité s’amenuise d’année en année avec les effets du changement climatique. En parallèle, les espaces verts n’ont jamais été aussi précieux dans nos villes et nos agglomérations, notamment en formant des îlots de fraîcheur. Partout sur le territoire, leur présence est plébiscitée par la population qui expérimente un besoin de « retour au vert ».

Les collectivités locales se retrouvent alors face à un défi : maintenir ces espaces verts attrayants et sains tout en limitant leur consommation d’eau.

 

Comment créer des espaces verts moins gourmands en eau ?

La clé est de repenser totalement l’aménagement et l’entretien des espaces verts. C’est parfois un changement de paradigme où l’on considère d’abord les besoins de la nature avant ceux des usagers : on retravaille la structure du sol, on privilégie l’ombre à la lumière, on choisit les plantes en fonction de leur résilience plus qu’aucun autre critère… Concrètement, plusieurs actions permettent de rendre un espace vert moins gourmand en eau :

  • Choisir des plantes adaptées : il est nécessaire de commencer par sélectionner des plantes indigènes résistantes à la sécheresse. Ces plantes, adaptées au climat local, nécessitent moins d’eau pour survivre et prospérer. En outre, elles contribuent à préserver la biodiversité locale ;
  • Optimiser l’irrigation : il faut ensuite investir dans des systèmes d’irrigation intelligents. L’irrigation goutte à goutte ou par micro aspersion permet de distribuer l’eau directement aux racines des plantes, réduisant ainsi les pertes par évaporation. Des capteurs d’humidité du sol peuvent également être utilisés pour ajuster l’arrosage en fonction des besoins réels des plantes ;
  • Améliorer la structure du sol : l’incorporation du compost ou d’autres matières organiques dans le sol améliorent sa capacité à retenir l’eau. Cela permet de réduire la fréquence d’arrosage tout en favorisant la santé des plantes ;
  • Utiliser des matériaux perméables : pour les allées et les surfaces, il est préconisé d’opter pour des matériaux perméables qui permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol plutôt que de ruisseler. Cela réduit le besoin d’arrosage tout en prévenant l’érosion du sol ;
  • Installer des récupérateurs d’eau de pluie : l’eau de pluie est une ressource gratuite et souvent sous-utilisée. Installer des récupérateurs d’eau de pluie permet de réutiliser cette eau pour l’arrosage des espaces verts ;
  • Favoriser l’ombre naturelle : l’ombre réduit l’évaporation de l’eau du sol. Il est conseillé de planifier l’aménagement des espaces verts de manière à ce que les arbres fournissent de l’ombre aux plantes plus petites ;
  • Éduquer les publics aux économies : il faut par tout moyen (affiche, événements, etc.) sensibiliser le public aux problématiques de préservation de l’eau pour encourager des comportements respectueux dans les espaces verts, notamment les fontaines publiques.

 

Quels sont les avantages pour les collectivités ?

  • Réduction des coûts liés à la consommation d’eau ;
  • Préservation des ressources en eau ;
  • Amélioration de la résilience face au changement climatique ;
  • Valorisation de la biodiversité locale.

 

Quels sont les avantages pour les usagers ?

  • Conservation d’espaces verts de qualité ;
  • Sensibilisation à l’importance de la gestion de l’eau ;
  • Participation à une démarche respectueuse de l’environnement.

 

Quels sont les moyens à mettre en place ?

Pour créer des espaces verts moins gourmands en eau, il est d’abord recommandé de disposer d’une équipe engagée et formée à l’écologie urbaine, capable d’implémenter les meilleures pratiques d’aménagement et d’entretien pour réduire la consommation d’eau.

Côté équipements, l’acquisition de systèmes d’irrigation intelligents, tels que l’irrigation goutte-à-goutte ou par micro aspersion, est un bon investissement. Ces systèmes, bien plus efficaces que l’arrosage traditionnel, permettent de réduire considérablement la consommation d’eau. De plus, l’installation de capteurs d’humidité dans le sol permet d’ajuster l’arrosage en fonction des besoins réels des plantes, évitant ainsi tout gaspillage.

Au-delà des aspects techniques, le dialogue avec les administrés est une composante essentielle de cette transition. En effet, pour réussir une telle transformation, il est important de les impliquer et de les sensibiliser à l’importance de la préservation de la ressource. Des ateliers de sensibilisation, des visites guidées ou des événements participatifs peuvent être organisés pour partager cette démarche et encourager leur adhésion.

Enfin, la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation permettra de mesurer l’efficacité de ces mesures et d’ajuster les actions en fonction des résultats obtenus.

 

Etapes de mise en œuvre :

  • Étape 1 : Sensibilisation et Formation — organisation de réunions d’information pour les employés municipaux et les administrés pour expliquer l’importance du besoin d’économie en eau — notamment dans les espaces verts. Proposition de formations aux équipes municipales pour qu’elles acquièrent les compétences nécessaires en écologie urbaine ;
  • Étape 2 : Audit des espaces verts — réalisation d’une évaluation des espaces verts existants pour identifier leurs besoins en eau et les opportunités d’amélioration. Cet audit servira de base pour planifier les actions à mener ;
  • Étape 3 : Planification — établissement d’un plan d’action basé sur les résultats de l’audit. Définition des mesures à prendre, des ressources nécessaires, et d’un calendrier de mise en œuvre ;
  • Étape 4 : Mise en Œuvre — il est de conseillé de commencer par la mise en œuvre ses actions prévues ;
  • Étape 5 : Suivi et Évaluation — mise en place d’un système de suivi pour évaluer l’efficacité des mesures prises. Utilisation de ces données pour ajuster le plan d’action et poursuite de l’amélioration des espaces verts.

 

Comment mesurer la réussite de l’action ?

Pour mesurer la réussite de l’action, il serait utile de surveiller la consommation d’eau dans les espaces verts avant et après la mise en œuvre des mesures. Un autre indicateur pourrait être la satisfaction des usagers quant à la qualité des espaces verts. Enfin, la diversité des espèces végétales pourrait servir de mesure de l’amélioration de la biodiversité.

Crédits photos : Unsplash

Proposition applicable pour les collectivités suivantes

Urbain

Péri-Urbain

Rural

Montagne

Littoral

.

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POSITIVR

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