Programme de recherche et d’exploration en eaux souterraines entre la CACEM et le BRGM (972)
Afin de diversifier ses ressources en eau et sécuriser l’approvisionnement en eau potable sur son territoire, la CACEM a mis en place un programme de recherches en eau souterraine sur 3 secteurs : Fond Lahaye, Case Navire et Didier.
Le BRGM a accompagné la collectivité pour les études préalables et le suivi des travaux.
Crédit photo : Banque des Territoires
La diversification de la ressource en eau devient un enjeu crucial de sécurisation de l’approvisionnement en potable des populations
L'interview
Comment le programme de recherche et d’exploration en eaux souterraines entre la CACEM et le BRGM s’est-il imposé à l’agenda de votre collectivité ?
Le changement climatique se traduisant par des sécheresses plus rudes et des saisons cycloniques plus intenses, la diversification de la ressource en eau devient un enjeu crucial de sécurisation de l’approvisionnement en potable des populations.
La CACEM a toujours été active dans la prospection des eaux souterraines. Néanmoins, le carême de 2020 qui a conduit à de nombreuses interruptions de service a eu pour conséquences en autre de replacer les projets de recherche en eau souterraine comme prioritaires.
Quelles sont les sources d’inspiration que vous avez suivies pour vous faire une idée de ce projet ?
Pour l’ODE, l’intérêt a été d’explorer les solutions alternatives aux prélèvements en rivière. Nos cours d’eau sont fortement impactés par les prélèvements pour la production d’eau potable, surtout en période de sécheresse.
Est-ce qu’une étude de faisabilité et/ou d’impact a été réalisée sur ce projet ?
Le BRGM a mené de nombreuses études sur le territoire martiniquais lui permettant de localiser les zones potentielles à la recherche des eaux souterraines. Ce sont ces études qui ont permis de cibler les secteurs de prospection (Fond Lahaye, Case-Navire, Didier).
A noter également que le SDAGE préconise une diversification de la ressource (alternative au prélèvement en rivière).
Concernant les compétences, quelles sont les principaux sujets à maîtriser avant de se lancer dans ce projet ?
Connaitre et suivre la globalité des actions à opérer :
- Recherche foncière (négociation)
- Opération de forage (suivi marché, finances et technique)
- Prélèvement et analyse eau
Connaissance des acteurs connexes : ARS, DEAL, Hydrogéologue agrée
Lors de la phase de diagnostic et de planification, comment la collectivité a-t-elle assuré le bon dimensionnement du projet et l’adhésion des citoyens ?
La CACEM s’est basée sur l’expertise du BRGM pour planifier les opérations de recherche.
Les citoyens ont été informés notamment au travers du comité des usagers du centre de la Martinique : instance créée suite à la sécheresse de 2020. Elle regroupe des usagers de quartiers et l’ADUEM (Association départementale des usagers de l’eau de la Martinique).
Comment la collectivité a-t-elle financé ce projet et quelles sont les aides sollicitées/obtenues ?
Plan de financement du projet :
- ODE : 191 670 ,00 € (30%)
- DEAL : 235 000,00 (37%)
- CTM : 184 930,00 € (29%)
- BRGM : 27 300,00 € (4%)
Montant total : 638 900,00 €
Quels sont les autres acteurs qui ont accompagné la CACEM dans la préparation et la réalisation de ce projet ?
ODE, CTM, DEAL, BRGM et la régie communautaire ODYSSI