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Mettre en place des chaussées et trottoirs perméables pour éviter le ruissellement et les inondations

La voirie en France constitue l’une des principales emprises artificielles des sols. Lors de fortes pluies, les chaussées deviennent un vecteur idéal au ruissellement et aux inondations. Il existe aujourd’hui de nouveaux matériaux et techniques permettant de faciliter l’infiltration de l’eau sur ces zones, autres que les revêtements habituels.

Crédits photos : Shutterstock

agir dans l'urgence

Contexte : chaque situation d’urgence a ses spécificités, ces propositions doivent être analysées et transposées en s’adaptant aux réalités de votre territoire

Description détaillée de la proposition

Dans quel cadre mettre en place cette proposition ? 

On estime aujourd’hui que les inondations représentent environ 80 % du total des dommages des catastrophes naturelles en France. D’ici 2050, les dommages liés aux inondations de plaines (dites « lentes ») devraient augmenter de 110 %. Ceux liés aux crues soudaines, dues aux épisodes pluvieux exceptionnels, pourraient à leur tour augmenter de 130 %.

Pourquoi une telle augmentation des dommages dans les prochaines décennies ? C’est d’abord une conséquence du dérèglement climatique : plus la Terre se réchauffe, plus les phénomènes extrêmes se multiplient et gagnent en intensité, y compris en France (en particulier les orages). De plus, alors que la sécheresse devrait progresser l’été (accentuant encore le ruissellement), l’automne et l’hiver pourraient devenir plus humides, favorisant les inondations « lentes » de plaines.

L’artificialisation des sols, qui progresse chaque année en France de 20 000 à 30 000 hectares, offre la deuxième cause à l’augmentation des dommages liés aux inondations. Logements, commerces, infrastructures, équipements publics, etc. : les sols naturels, agricoles ou forestiers, qui permettent l’absorption d’une partie des eaux de pluie, sont remplacés par des surfaces partiellement ou totalement imperméables qui accélèrent le ruissellement.

La voirie et ses dépendances représentent une part importante de l’emprise sur les sols. En asphalte, béton de ciment, pierres naturelles et parfois en résine ou autres matériaux, ces surfaces sont imperméables et forment de véritables « autoroutes » pour le ruissellement et les inondations.

Des solutions existent, comprenant notamment de nouveaux matériaux, pour « désimperméabiliser » ces surfaces et lutter contre les conséquences du dérèglement climatique.

 

En quoi consistent les chaussées et trottoirs perméables ?

Les chaussées et trottoirs perméables sont conçus pour permettre l’infiltration de l’eau de pluie directement dans le sol. Ces structures utilisent différents matériaux :

  • Pavés drainants ou à joints poreux : Ces pavés sont spécialement conçus avec des espaces permettant à l’eau de s’infiltrer directement dans le sol. Les joints poreux sont souvent remplis de matériaux granuleux (sable, graviers, etc.), facilitant ainsi l’infiltration de l’eau tout en offrant une solidité adéquate pour le passage des véhicules et des piétons.
  • Dalles alvéolées : idéales pour encourager la biodiversité locale, ces dalles permettent à la végétation de croître à travers elles. Elles offrent une surface stable tout en permettant une bonne infiltration de l’eau, contribuant à un environnement plus vert et à une gestion efficace des eaux de pluie.
  • Bétons de résines drainants : Ce matériau récent et innovant permet de créer des surfaces continues sans joints apparents, facilitant ainsi un drainage uniforme et rapide. Il est également résistant et durable, garantissant une longue durée de vie avec un minimum d’entretien.
  • Bétons drainants : fabriqués avec une granulométrie spéciale qui laisse des vides interstitiels, ces bétons permettent une infiltration rapide des eaux de pluie dans le sol, prévenant ainsi les inondations et les flaques d’eau stagnante.
  • Enrobés poreux : Ces surfaces, composées d’un mélange bitumineux poreux, permettent un drainage rapide de l’eau, réduisant le ruissellement et offrant une route sèche plus rapidement après une averse.

Chaque matériau offre des avantages spécifiques et répond aux besoins uniques de chaque zone. Il est la plupart du temps nécessaire de compléter cette initiative par un système de drainage souterrain efficace pour gérer l’eau infiltrée et éviter la saturation du sol.

 

Quels sont les bénéfices des chaussées et trottoirs perméables ? 

Outre la réduction du risque d’inondation, ces infrastructures contribuent à la recharge des nappes phréatiques, préservant ainsi la ressource. De plus, elles minimisent les îlots de chaleur urbains, améliorant ainsi le confort et la qualité de vie. Enfin, les allées équipées de dalles alvéolées engazonnées permettent de protéger la biodiversité en comparaison avec un enrobé classique, en permettant la respiration du sol et la vie des insectes.

 

Quels sont les moyens à mettre en place pour déployer cette proposition ?

La mise en œuvre nécessite une équipe dédiée comprenant des hydrologues, des urbanistes et des ingénieurs civils. Les formations initiales et continues sur les technologies perméables sont essentielles. Des études de sol préalables et des simulations hydrologiques permettent d’affiner le projet. Engager le dialogue avec les résidents et les entreprises locales est crucial pour la réussite du projet, afin de recueillir les retours et d’assurer une adhésion collective.

 

Comment procéder ?

  • Étape 1 : Diagnostic initial. Débutez par une phase d’étude pour identifier les zones prioritaires pour l’implémentation des surfaces perméables et évaluer l’état actuel des infrastructures.
  • Étape 2 : Formation et sensibilisation. Formez vos équipes sur les spécificités techniques des différents matériaux perméables et sensibilisez la population aux avantages de ce type d’initiative.
  • Étape 3 : Élaboration du plan. Construisez un plan d’action détaillé, mettant en avant les choix des matériaux en fonction des zones identifiées, et établissez un calendrier précis de mise en œuvre.
  • Étape 4 : Mobilisation des financements. Identifiez et mobilisez les sources de financement nécessaires, y compris les aides éventuelles et les partenariats.
  • Étape 5 : Mise en œuvre. Lancez les travaux en veillant à maintenir une communication régulière avec les citoyens pour minimiser les nuisances.
  • Étape 6 : Évaluation et ajustements. Après la réalisation des travaux, procédez à une évaluation de l’impact des nouvelles infrastructures et faites les ajustements nécessaires pour garantir leur efficacité sur le long terme.

 

Comment mesurer la réussite de la proposition ?

Pour évaluer le succès de l’implémentation des surfaces perméables, il est conseillé de surveiller plusieurs indicateurs clés :

  • Réduction des inondations et des ruissellements : Mesurez les volumes d’eau infiltrée localement et observez une possible réduction des phénomènes d’inondation dans les zones ciblées.
  • Satisfaction des utilisateurs : Réalisez des enquêtes régulières auprès des habitants et des usagers pour évaluer leur satisfaction et recueillir leurs retours pour d’éventuelles améliorations.
  • Durabilité des infrastructures : Suivez l’état des infrastructures avec le temps, en mettant en place un programme régulier d’inspection et de maintenance.

Il est important de comparer ces données avec des situations similaires dans d’autres collectivités pour mettre en relief les réussites et identifier des axes d’amélioration. Ces indicateurs vous aideront non seulement à prouver l’efficacité de l’action, mais aussi à optimiser les futures initiatives dans cette direction.

Crédits photos : Shutterstock

Quelques données clés sur le projet

Coût estimatif d'un revêtement imperméable

55€ à 155€ par m2

Infiltration du revêtement permeable

70% à 90%

Réduction des ruissellements

Jusqu'à 90%

Proposition applicable pour les collectivités suivantes

Urbain Applicable

Péri-Urbain Applicable

Rural Applicable

Montagne Applicable

Littoral Applicable

.

Auteur du contenu

Watura

Watura est un organisme de formation certifié Qualiopi au titre de ses actions de formation (art. L6313-1 – 1°).

Je m’inspire avec les retours d’expériences d’autres collectivités sur cette proposition

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