Réhabilitation du château d'eau de Belmont à Royan (17)
Construit et en service depuis 1960, le château d’eau de Belmont, situé sur la N 150 entre Royan et Saintes, n’avait jamais subi d’entretien aussi poussé que cette réhabilitation. C’est un ouvrage pas comme les autres et placé sous haute surveillance. En effet, le Château d’eau de Belmont occupe une place stratégique dans le système d’alimentation en eau potable de la communauté d’agglomération de Royan Atlantique, un territoire touristique. La capacité de sa cuve et sa hauteur lui permettent de répondre aux fortes demandes estivales.
Vue du haut du chateau d'eau de Belmont - Crédits photos : Communauté d’agglomération de Royan Atlantique
L’ouvrage a reçu le label « Architecture contemporaine remarquable » en juin 2021. C’est une dimension avec laquelle il a fallu composer pour ce chantier.
Comment le sujet de la rénovation du château d’eau de Belmont s’est-il imposé à l’agenda de votre collectivité ?
Il faut savoir que depuis 2014 il y a eu un transfert de la compétence Alimentation en Eau Potable (AEP) de la Ville de Royan à Eau 17. En 2016, nous avons engagé un schéma directeur d’alimentation en eau potable de l’ensemble du territoire de la CARA, et c’est à cette occasion que nous nous sommes penchés sur l’état de l’ouvrage du château d’eau de Belmont qui est un ouvrage majeur d’alimentation en eau à Royan. Il a alors fait l’objet d’un diagnostic approfondi par le bureau d’études Altéréo. La structure du château d’eau a pu être passée au crible, à l’aide d’un drone notamment et cela a permis d’identifier de multiples désordres. Ces derniers nécessitent des travaux de réparation afin de pérenniser et sécuriser tout l’ouvrage et son système hydraulique.
L’appel à projet lancé par l’Agence de l’eau Adour-Garonne en 2020 a permis de faciliter le financement de la rénovation.
Quelles sont les sources d’inspiration que vous avez suivies pour vous faire une idée de ce projet ?
La rénovation de châteaux d’eau n’est pas nouvelle. Nous nous sommes appuyés sur notre expertise et celle du cabinet de maîtrise d’œuvre Altereo, ainsi que sur des documents techniques de référence pour la réhabilitation des châteaux d’eau (Génie Civil et Hydraulique).
Est-ce qu’une étude de faisabilité et/ou d’impact a été réalisée sur ce projet ?
La première étape de diagnostic a été réalisée avec des drones afin de constater l’état extérieur des bétons sur toute la hauteur de la structure (37 m de haut). A partir de là il y a eu une modélisation en 3D de l’ouvrage. Tout cela a été fait par le bureau d’études Altereo en 2018.
En parallèle, il y a eu un dépôt d’une déclaration préalable de travaux soumis à l’avis de l’ABF pour les aspects architecturaux. En effet, l’ouvrage est signé par l’architecte Guillaume Gillet et a reçu le label « Architecture contemporaine remarquable » en juin 2021. C’est une dimension avec laquelle il a fallu composer pour ce chantier.
Concernant les compétences, quels-sont les principaux sujets à maîtriser avant de se lancer dans le projet ?
La continuité de service pendant les travaux de réhabilitation (by-pass du château d’eau). Pour qu’il puisse continuer de fonctionner une canalisation en DN 600 mm a été créée en périphérie du réservoir et raccordée en aval sur les différents réseaux de distribution : villes de Royan, Médis et Saujon. En sortie de la bâche au sol de 5000m3, une nouvelle unité de pompage a été installée afin de permettre la distribution d’eau potable à un débit variant entre 60 et 800 m3/h. La pression est identique à celle délivrée habituellement. La sécurisation hydraulique et électrique de ce système de maintien de service était une donnée clé du projet.
L’adaptation des techniques de réhabilitation aux anomalies : réparation des bétons par hydrodémolition haute Pression, passivation des aciers, mise en sécurité des accès avec le remplacement de l’escalier et la création d’un palier sous-cuve, étanchéité de la cuve, etc. Pendant 10 mois, le réservoir a subi une rénovation complète.
L’amélioration des conditions d’exploitation de l’ouvrage : réhabiliter le site en optimisant l’exploitation de l’ouvrage, c’est un point souvent négligé au moment de la conception et de la construction.
Lors de la phase de diagnostic et de planification, comment la collectivité a-t-elle assuré le bon dimensionnement du projet et l’adhésion des citoyens ?
Dès 2018 il y a eu une communication de faite auprès des élus dans « Compétences 17 », un magazine local à destination des collectivités sur la méthode de diagnostic par drones. Il y a eu, au moment du lancement des travaux, des articles de presse dans les médias locaux grâce au travail du service communication d’Eau 17.
Comment la collectivité a-t-elle financé ce projet et quelles sont les aides sollicitées/obtenues ?
Montant de la phase 1 « by-pass de l’ouvrage » : 670 000€ HT financés à 100% par Eau 17
Montant de la phase 2 « travaux de réhabilitation de l’ouvrage » : 1 950 000€ HT
- Subvention Agence de l’Eau Adour-Garonne : 25%
- Eau 17 : 75%
Montant total de l’opération : 2 620 000 €HT
Quels sont les autres acteurs qui ont accompagné Eau17 dans la préparation et la réalisation de ce projet ?
- Les collectivités locales
Services techniques de la CARA (Communauté d’agglomération de Royan Atlantique), Mairie de Royan
- Les Exploitants
VEOLIA, RESE, SAUR
- Le Maître d’œuvre
ALTEREO
- Les Entreprises pour la phase 1
Scam TP, VEOLIA (sous-traitants : TECMIP, HYD&AU, SCAM TP)
- Les Entreprises pour la phase 2
LOT 1 Mandataire du groupement d’entreprises : FREYSSINET
Co-traitant : ALTRAD ARN
Co-traitant : DAUPHINE
Co-traitant : DTS
Co-traitant : I2E
Co-traitant : THP
Sous-traitant : ALTITUDE 45
Sous-traitant : GINGER CEBTP
Sous-traitant : KOLOR1
Sous-traitant : Aunis ETANCHEITE
Sous-traitant : DECOUPE BETON
Sous-traitant : SMBA VIGIER
LOT 2 Mandataire du groupement d’entreprises : I2E
Co-traitant : HES
Sous-traitant : ALTITUDE 45
- Opérateur de téléphonie
TDF