L'altitude et la hauteur se différencient sur plusieurs points. Le premier concerne le point de référence. En effet, l'altitude utilise le niveau de la mer comme référence, tandis que la hauteur utilise généralement le sol ou un autre objet local.
De plus, le contexte d'utilisation n'est pas le même. L'altitude est plus souvent utilisée en géographie, météorologie et aviation, alors que la hauteur est plus courante dans les mesures quotidiennes et l'architecture.
Enfin, l'altitude nécessite des méthodes de calcul plus complexes (géodésie, triangulation), tandis que la hauteur peut souvent être mesurée directement.
En résumé, l'altitude indique l'élévation par rapport au niveau de la mer, tandis que la hauteur mesure la distance verticale entre deux points sans référence globale.
Les zones de haute altitude, en particulier les montagnes, agissent comme des "châteaux d'eau" naturels. Elles captent et stockent l'eau sous forme de neige, de glace et de glaciers, qui alimentent ensuite les cours d'eau et les nappes phréatiques des régions plus basses.
L'altitude influence les précipitations grâce à l'effet orographique. Les montagnes forcent l'air à s'élever, ce qui provoque son refroidissement et la formation de précipitations. Généralement, les précipitations augmentent avec l'altitude, atteignant leur maximum entre 1500 et 4000 mètres.
Les zones de haute altitude jouent un rôle crucial dans la distribution spatiale et temporelle de l'eau. En effet, elles stockent l'eau sous forme de neige et de glace en hiver. Aussi, lors de la fonte, elles libèrent progressivement cette eau, alimentant les cours d'eau et les nappes souterraines, notamment pendant les saisons sèches.
Les écosystèmes de haute altitude sont particulièrement sensibles au changement climatique. Le réchauffement entraîne la fonte accélérée des glaciers, modifiant les régimes hydrologiques et menaçant la disponibilité en eau à long terme pour les régions en aval.