La méthode du Water Footprint Network (WFN)
Cette méthode pionnière, développée par Arjen Hoekstra, calcule l'empreinte eau en prenant en compte trois composantes :
- L'eau bleue (eau de surface et souterraine)
- L'eau verte (eau de pluie stockée dans le sol)
- L'eau grise (eau polluée)
- Elle fournit une estimation globale de l'utilisation d'eau, mais ne tient pas compte du stress hydrique local.
La méthode AWARE (Available Water Remaining)
C'est la méthode recommandée au niveau européen et la plus utilisée actuellement. Elle combine :
- La quantité d'eau consommée
- Un facteur de stress hydrique local
- L'impact des polluants émis
AWARE prend donc en compte à la fois la rareté de l'eau et la pollution, ce qui en fait une méthode plus complète.
La méthode Pfister (Water Stress Index)
Cette méthode se concentre sur l'eau bleue consommée, multipliée par un facteur de stress hydrique local. Elle ne prend pas en compte la pollution.
Le Water Impact Index (WiiX) de Veolia
Cet indicateur simplifié évalue l'impact d'une activité sur la ressource en eau locale en tenant compte de la quantité, de la qualité et du stress hydrique. Il est compatible avec la norme ISO 14046 sur l'empreinte eau.
Pour obtenir le calcul le plus précis et complet, la méthode AWARE combinée à une analyse du cycle de vie approfondie est généralement recommandée. Cette approche permet d'évaluer à la fois la consommation d'eau, le stress hydrique local et les impacts des polluants tout au long du cycle de vie d'un produit ou d'un service.
Il est important de noter que le choix de la méthode dépendra des objectifs spécifiques de l'évaluation, des données disponibles et du contexte dans lequel l'empreinte eau est calcul.